Psychologie

Voici un chapitre ou lle médecin AME se retrouve bien impuissant. Les problèmes psychiatriques courants et chroniques sont souvent du domaine de l’AMS ou du médecin expert de l’OFAC. Un vrai problème psychiatrique comme la schizophrénie ou les troubles bipolaires n’est pas compatible avec les lois EASA/JAR, USA ou autres.

Ceci étant 4 situations me semble plus facile.

La première sont des délires dus aux médicaments et aux drogues. Les cas seront considérés par l’AMS certes et il existe un petit espoir si la cause est identifiée et surtout écartée. Par exemple avec le Lariam qui est un excellent médicament pour le palu qui, très rarement, fait un délire grave et passager. Absolument proscrit en aviation il existe cependant certaines dérogations récente chez des pilotes ayant déjà utilisé la substance sans conséquence, cela reste tout de même de la responsabilité du médecin AMS.

La seconde sont les tentatives de suicides qui sont souvent la cause de l’inaptitude.
Reste encore à bien les identifier.

La troisième sont les dépressions qu’il faut bien séparer des réactions dépressives normales suites à la perte d’un proche par exemple. Souvent ces réactions sont un trop peu facilement médicalisées par le médecin traitant. Elles restent un peu naïvement dans l’histoire du candidat comme un pathologie passée qu’il faut mentionner. Toute la sagesse de l’AME est de bien les comprendre et de les identifier à leur juste valeur. La tristesse réactionnelle à un évènement n’est naturellement pas une maladie. On peut avoir du cœur !!!!

Enfin reste les problèmes de toxicomanie et l’alcool, fréquemment rencontré dans le milieu de l’aviation. Souvenons-nous, auparavant, l’alcool coulait à flot dans les avions de ligne, car il était un bon anxiolytique pour les passagers. Le dosage des CDT et un suivi sérieux sera peut être considéré par le médecin AMS. Reste qu’on a tous parfois des soirées plus arrosées ? Que dire des Joints ? Ils sont facilement détectables dans l’urine jusqu’a 3 semaines de la dernière consommation. On peut admettre de nos jours qu’une tranche de la population fonctionne parfaitement avec des consommations très occasionnelles, comme celle de l’alcool. Les frontières sont floues. La confiance que devrait trouver le pilote dans le médecin aéronautique devrait le sensibiliser aux risques de ces intoxications. Boire, fumer un joint ou voler il faut choisir et dans tous les cas s’abstenir 24 heures avant…et vu la sensibilité des test sanguins ou urinaires …3 semaines avant ! Notez enfin ce petit piège pour les pilotes à qui on contrôlerait les urines inopinément: Certains sirops contre la toux ou des médicaments anodins comme le Co-Dafalgan donnent des urines positives aux morphiniques !