D’opérations

D’opérations

Il existe de nombreuses « opérations chirurgicales courantes ou peut être banales » amenant une interruption des vols. Quels sont les procédures habituelles ?

Une fracture de la jambe

D’une façon générale les fractures prennent 6 semaines pour la consolidation. Le pilote doit pouvoir retrouver la liberté de ses mouvements, ou démontrer qu’une limitation de ceux-ci soit compatible avec le pilotage d’un aéronef. Une anesthésie générale impose un arrêt minimum des vols de 48 heures et une anesthésie locale ou régionale 12 heures. En fait, votre AME doit vous guider. Il est clair qu’une cure d’ongle incarné en anesthésie locale devrait vous arrêter de voler 12 heures au minimum. L’ablation des 4 dents de sagesses en anesthésie générale, 24 heures, mais par exemple pour la correction esthétique d’un nez il faudra tenir compte de la gêne du plâtre pour recouvrer la possibilité de voler, soit souvent 3 semaines.

Chirurgie digestive

Les structures de l’eosophage, hernie hiatale opérées ou reflux opérés doivent retrouver une fonction dite normale pour l’aptitude. Les varices œsophagiennes sont éliminatoires. La pancréatite est mal perçue. En effet il faut vraiment démontrer que la cause de la pancréatite n’existe plus (Par exemple calcul dans le cholédoque) ou que la cause médicamenteuse est bien définie ( et la raison de la médication en cause obsolète). Les pancréatites alcooliques ou cancéreuses sont naturellement une autre histoire.

Toutes les opérations digestives éloignent le pilote de son avion au moins 3 mois. C’est la règle donc le cas pour une appendicite comme pour une colectomie. Le législateur JAR a été un peu carré dans cette décision mais elle est encore raisonnable.

La transplantation du foie est habituellement liée à d’autres problèmes. Ceci étant si les autres conditions ne sont pas éliminatoires et que le foie a une bonne fonction avec peu d’immunosuppresseurs le législateur laisse la porte ouverte à l’aptitude.

Les hernies doivent être réparées, les calculs de la vésicule, petits et multiples opérés. Les gros calculs de la vésicule unique ou pas trop nombreux sans répercussion laissés.

Chirurgie Thoracique

Un peu plus complexe cette chirurgie et son recouvrement est laissée à l’appréciation de l’AMS. C’est souvent plus la raison de la chirurgie qui va donner la possibilité ou non de donner une dérogation. Une pneumectomie totale est disqualifiante. Dans le pneumothorax simple il n’y a pas de problème, dans les pneumothorax récidivants souvent on attend le collage des plèvres ou le « taquage » de celle-ci pour recouvrer l’aptitude. Voir