Divers

L’obésité

L’obésité est définie par un index qu’est le BMI dont la formule est: Femme = Taille(cm) – 100 – [Taille(cm)- 150] / 2 ou encore Homme = Taille(cm) – 100 – [Taille(cm) – 150] / 4 En fait il y a plusieurs façon de le calculer et le mieux est de se référer a des tables. Un BMI de 35 pour un homme de 1,80 veut dire qu’il pèse 113 kg par exemple. Dans ce cas le médecin AME doit mesurer la glycémie, faire un bilan lipidique et mesurer le tour de ventre. Le médecin devra particulièrement faire attention aux apnées du sommeil et à tous les risques liés à l’obésité. Il existe un évaluateur de risque qui peut déterminer la décision d’aptitude pour un pilote donné. Cette évaluation peut passer par un test d’effort. D’une façon générale le pilote doit monter son désir de revenir à des BMI acceptables. L’obésité n’est pas en soi éliminatoire. L’obésité outre tout les facteurs de risque rend sensible à l’hypoxie et les commandes des avions en particulier des avions privés ne sont pas toutes accessibles aux obèses.

Digestives

Crohn démontré et actif, unfit, parfois les rémissions sont admises. Maladie coeulique non compliquée admise. Colon irritable admis. RCUH ( rectocolite ulcéro-hémorragique) 1 poussée avec rémission sans corticoïde admis sinon non. Les maladies inflammatoires du colons peuvent être acceptées si elles sont contrôlables sans stéroïdes. Le législateur a laisse l’AMS libre de déroger avec les nouveaux et nombreux immunomodulateurs. Les hépatites non cirrhotiques sont dépendante de la médication utilisée mais l’aptitude peut être établie. Il peut en être également la même chose de la maladie de Gilbert

HIV / SIDA

Etre séropositif ne veut pas dire être malade. Un porteur sain doit protéger les autres mais lui-même n’est pas malade. Il est comme celui qui est porteur sain de l’ hépatite B ou plus courant encore, du virus de l’herpes. Pourtant à l’admission un HIV positif est disqualifiant ( Section 1 Appendix 7 subpart B et C) de même au renouvellement il peut se voir appliquer la mention OML ou OSL. C’est visiblement un article qui va évoluer car comme je l’ai dit la connaissance est facteur de liberté. Avec les progrès médicaux, et la meilleure connaissance de la maladie, le législateur devrait évoluer et pouvoir arriver à « déroger ». Cette limitation n’existe pas chez les américains. Pour la maladie SIDA il n’est en principe pas possible de voler.

Cancers

Le législateur JAR est prudent et comprends qu’il est difficile de légiférer dans un domaine en constante évolution où hier on mourrait et aujourd’hui plus. L’AMS veut avoir la preuve de la guérison de la tumeur de la bonne évaluation du risque de récidive, des séquelles du traitement. Il ne doit pas y avoir de cicatrice cérébrale ou cardiaque ou de dépôts rétiniens (attention au fond d’œil suit à certaines chimio). Des protocoles de suivis particuliers sont mis en place. Pour les licence 1 et 3 l’AMS décide, pour les classes 2 l’AME peut avec l’accord de l’AMS décider de l’aptitude. Des Tumeurs ayant la fâcheuse habitude de « métastatiser » dans le cerveau comme par exemple le CA du poumon ou le mélanome seront naturellement encore plus surveillées.

Accident Vasculaire Cérébral (AVC)

Hélas les AVC sont des affections lourdes avec séquelles possibles, apparition d’épilepsie et surtout un risque de récidive. Il existe cependant des AVC dits transitoires qui affectent de façon peu dommageable le cerveau en des endroits peu risqués et surtout qui ne laissent pas de trace physique. Sous réserve d’une excellente évaluation supervisée par l’AMS, angiographie, IRM, EEG, echocardiaque, cholestérol etc…l’aptitude peut être retrouvée avec peut être un clopidogel ( Plavvix) ou de l’aspirine.

La découverte fortuite de petits AVC, aux RMN par exemple, n’entraine pas d’office l’inaptitude s’il n’y a pas de risque supplémentaire. La prise d’aspirine ( Actuellement la norme est 100 mg/j) est compatible avec le recouvrement de l’aptitude.